Vaccin COVID-19 : enjeu pour l’industrie pharmaceutique

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Alors que l’épidémie de COVID-19 a déjà frappé plus de 17 millions d’individus à travers le monde depuis huit mois, la recherche vaccinale s’intensifie. Encouragée, notamment à hauteur de plusieurs milliards de dollars. Les enjeux d’un tel vaccin pour le COVID-19 sont nombreux, à la fois sociétaux et industriels.

Il s’agit en terme de santé publique d’endiguer l’épidémie et d’en minimiser les répercussions économiques. Cette situation inédite stimule l’innovation thérapeutique, la rapidité des recherches et l’efficacité des moyens de production.

Un marché mondial et des enjeux financiers

La menace globale et l’urgence que représentent la pandémie de coronavirus, en l’absence de traitement efficace, font de l’obtention d’un vaccin pour le COVID-19 un enjeu prioritaire. En effet, les répercussions seront importantes sur le tissu économique des nations.

Les initiatives nationales et internationales pour encourager la recherche sont donc à la hauteur. Aux Etats-Unis, l’US Biomedical Advanced Research and Development Authority, a financé pour plus de 3.8 milliards de dollars la recherche de solutions thérapeutiques et diagnostiques, contre la promesse de la fourniture de plusieurs centaines de millions de doses de vaccin.

Parmi les principaux bénéficiaires : Astra Zeneca (1.2 Mds $), Johnson&Johnson, Pfizer, Merck, et le laboratoire de Cambridge, Moderna therapeutics (483 M$).

A l’international, l’initiative COVAX, pilotée par la fondation « Coalition for Epidemic Preparedness Innovations » (CEPI), l’Alliance du Vaccin (GAVI) et l’OMS, entend regrouper les efforts de plus de 160 pays. Par exemple, parmi ces nombreuses nations, il y a 75 participants financiers, afin de permettre un accès universel au vaccin. La CEPI, créée en 2017 en vue de financer la recherche contre des agents infectieux émergents, finance plusieurs laboratoires. Il y a notamment Novavax (384 M$), mais aussi GSK ou l’Institut Pasteur.

Les différentes approches vaccinales

Depuis le séquençage du génome du virus publié le 11 janvier dernier sur GenBank, plus de 150 équipes de recherche, pour la plupart nord-américaines, se sont lancées dans la mise au point d’un vaccin contre le SARS-COV-2. Différentes approches ont été utilisées :

  • le pouvoir immunogène non spécifique de vaccins comme la polio ou le BCG a été étudié.
  • des formules « classiques » utilisant le virus SARS-CoV-2, atténué ou inactivé.
  • les vecteurs viraux (adénovirus, rougeole) modifiés pour intégrer des séquences codantes du virus original.
  • plusieurs sous-unités protéiques virales
  • l’utilisation directe d’acides nucléiques (ADN et ARNm) codant la synthèse de protéines virales immunogènes

Un vainqueur dans la course au vaccin COVID-19 ?

C’est cette dernière approche (ARN messager) qui a été retenue par la firme Moderna Therapeutics pour la mise au point de son candidat, le premier à être testé en phase III depuis le 27 juillet dernier. L’ARNm choisi induit la synthèse d’une protéine virale dite Spike (S), immunogène. Les effets secondaires semblent modérés et l’immunité induite bonne avec un schéma de 2 injections à 28 jours d’intervalle. Les premiers résultats de ces essais seront connus en fin d’année. La commercialisation serait envisageable dès 2021 s’ils sont concluants. Cette approche innovante (testée également contre la grippe, la rage, et certains cancers) offre les meilleures perspectives. Que ce soit en matière de sécurité, de rapidité de développement et de production. La capacité de production d’un tel vaccin pourrait atteindre 500M à 1 milliard de doses/an.

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